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samedi 13 août 2011

A propos du bien et du mal


Jung écrit, dans "La vie symbolique - Psychologie et vie religieuse": "... le fait de se considérer lui-même comme la source du mal et de s'en tenir à l'idée que tout bien procède de Dieu est pour l'homme de la plus grande, de la plus vitale importance. Qu'il le sache ou non, cela l'emplit d'une part de présumption et d'un orgueil satanique, d'autre part, d'un sentiment d'infériorité abyssal. Si au contraire il impute à la divinité la formidable puissance des opposés, alors il peut prendre sa modeste place de petite image de la divinité; image non pas de Jahvé, dans lequel les opposés sont inconscients, mais d'une quaternité composée des principes opposés: masculin et féminin, bien et mal, et qui se reflète dans la conscience humaine, comme le montrent l'expérience psychologique et les preuves fournies par l'histoire."

Bon sujet de réflexion! Notre éducation religieuse s'est faite autour de ce monstrueux malentendu. Le bien nous vient de Dieu et nous sommes responsables du mal ... Je suis imprégnée de cette idée. Les sentiments de culpabilité ont considérablement altéré ma joie de vivre, et ce depuis mon enfance.
Quand nous étions enfants, à partir de l'âge de 7 ans, nous devions aller nous confesser, et avant, on nous faisait parfois faire un examen de conscience: penser à nos péchés. Examiner notre conscience aurait pu aussi vouloir dire: penser à ce que nous faisions de bien, et même simplement prendre conscience de nos qualités. Mais non, il fallait s'humilier en pensant à ce qu'on avait fait de mal, qui ne changeait pas d'un mois à l'autre, les mêmes petits manquements dans la vie d'un enfant. C'est grave de faire croire à notre responsabilité vis à vis du mal mais pas du bien, du moins de façon détournée, le bien n'ayant la chance de s'épanouir en nous que si nous pouvions contrôler le mal.

Le sentiment de culpabilité est comme une démangeaison, une douleur qui nous empêche de ressentir la paix, qui est, comme le bien, silencieuse et discrète. Jung parle de l'écharde dans la chair, l'épreuve qui ne nous laisse pas en paix. Cette écharde est d'autant plus douloureuse si on pense en être responsable: mea culpa. Bien sûr, il est important de prendre conscience de nos défauts et de nos difficultés, mais il n'y a pas qu'une façon d'y faire face. On peut se torturer l'esprit, alors on tourne en rond autour du problème jusqu'à ce qu'on s'étouffe, au bout de la corde qui nous limite. Ou on peut le voir d'un autre point de vue, plus constructif, qui dépend de chacun et de chaque circonstance.

Les jours suivants, j'ai eu beaucoup d'occasions de repenser à cette opposition bien/mal.

Je suis "tombée" sur une citation de Goethe:
"Nous pouvons connaître le monde aussi bien que nous le voulons; il gardera toujours une face diurne et une face nocturne."

Sur mon calendrier 365 jours qui explique à chaque jour une expression, en date du 7 août:
Mi-figue, mi-raisin, qui à l'origine voulait dire qu'une personne avait à la fois du bon et du mauvais en elle.

Et surtout je suis allée voir le nouveau film "Cowboy et aliens" avec Harrison Ford, alors que la veille j'avais regardé le dernier Indiana Jones. Dans les deux films, on peut voir à la fin un vaisseau spatial qui était presque complètement enterré sortir de terre pour s'élancer dans les airs avec des extra-terrestres à leur bord. Mais dans Indiana Jones, il y avait eu fusion de 13 squelettes avec des crânes de cristal, ce qui avait formé un être complet, un être puissant avec des pouvoirs immenses, et puis le vaisseau s'envolait. Dans "Cowboys et aliens", il s'agit d'extra-terrestres rapaces qui sont venus chercher de l'or et traitent les humains comme de vulgaires fourmis, quantité négligeable.

Dans le premier, les humains combattent pour arriver les premiers au trésor des extra-terrestres. Dans le deuxième, les humains s'unissent pour détruire les aliens et les empêcher d'emporter leur propre trésor (filon d'or et aussi des humains faits prisonniers). Je vais limiter les détails, pour ceux qui n'ont pas encore vu "Cowboys et aliens".
J'ai fait un parallèle entre les deux films.

Au niveau cosmique, spiritualité vs rapacité.
Au niveau humain, unité vs égocentrisme.

Formidable synchronicité sur le bien vs le mal.

Pour résumer et pour conclure, je cite Frédéric Nietzsche: "Ce qu'on fait par amour l'est toujours par delà le bien et le mal."

Michelle

samedi 16 juillet 2011

POP CORN


Le 12 juillet, j'ai vu mentalement cette image: un grand nombre de grains de maïs serrés les uns contre les autres et au-dessus d'eux, un drapeau. Image qui fait immanquablement penser à une foule homogène sous l'égide d'une même allégeance, d'une même croyance. Et une voix a dit: "Si vous trouvez ..." la suite m'a échappée.

J'ai aussitôt pensé au "pop corn" (maïs soufflé) que j'avais mangé en quantité la veille et je me suis dit: quand les grains de maïs éclatent, ils deviennent tous différents les uns des autres, originaux. Alors m'est revenu en mémoire ce que j'avais entendu (mentalement) un matin (le 18 juin) et qui me disait en substance: Si tu entretiens ton feu, tu vas y arriver. Le feu de l'athanor, en alchimie, qu'on doit surveiller pour qu'il ne s'éteigne pas, autrement dit garder toujours l'esprit ouvert. Le même matin, sur mon calendrier 365 jours, l'expression du 18 juin était: "Avoir un grain". Je ne connaissais pas cette expression, qui signifie "être un peu fou", "avoir un grain de folie". Sympathique!

A la fin de juin, j'ai terminé la lecture du livre "Le symbole un messager". Je vous en ai présenté des extraits dans mon article "La pensée symbolique". Dans ce même chapitre de Jean Desclos, il parle de la théorie des trois mondes du philosophe M. Karl Popper. Voici le lien qui vous amènera à ce passage, qui s'intitule "Les trois mondes de monsieur Karl": http://books.google.ca/books?id=vMYb2K1DzTcC&pg=PA139&lpg=PA139&dq=karl+popper+le+symbole+un+messager&source=bl&ots=waYOMcbzMl&sig=_paFiRZ2-2EHKW18FWnHcWV1kSU&hl=fr&ei=lnUhTp7DNoXq0gG06dWVAw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBcQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

Quelques jours plus tard je suis allée au cinéma avec mon amie Micheline voir le film: M. Popper et ses manchots. Ce M. Popper il a vraiment un grain de folie. Très conventionnel pourtant au départ, comme le grain de maïs avant qu'il "s'éclate", il se trouve coincé avec six manchots (bientôt huit avec deux bébés) et là, il craque, il éclate, il lâche son fou, à la manière de Jim Carrey, expert en la matière!


Popper: Celui qui fait éclater les grains!


Attisons nos esprits au feu de la vie


La fantaisie naturellement, spontanément s'épanouit


Laissons éclater nos grains de folie!


OUI!


Je suis en vacances!


Michelle


P.S. Juste une petit post-scriptum pour vous dire que pour les photographier j'ai placé les pop-corns sur le livre rouge de Carl Jung.

dimanche 12 juin 2011

Synchronicité ... à 100 ans d'écart

Mes grand-parents maternels, Henri-Honoré Lapointe et Marie-Anne Drouin

Est-ce qu'on peut parler de synchronicité quand deux événements sont arrivés avec exactement cent ans d'écart? Hier, je faisais du tri dans mes favoris sur Internet: cette liste qui s'allonge, s'allonge de tous les sites qui nous intéressent et sur lesquels on veut revenir... Donc, je vérifie cette liste et j'y trouve: Chroniques 9! Il s'agissait du site où ma cousine Linda a écrit les mémoires de mon grand-père, à la page où Henri (dont le vrai prénom s'est avéré être Honoré) tombe en amour avec Marie-Anne. http://plabbe.com/hl/Chroniques9.htm


Ma curiosité m'a poussée à vérifier ce qu'il avait écrit au mois de juin 1911, donc il y a cent ans. Et voilà que ça concorde tout à fait avec le dernier article sur mon blog.


MAI - JUIN 1911: "Nous ensemençons."


JUILLET 1911: "La récolte de foin s'annonce très abondante."


J'étais un peu déçue qu'il s'agisse de foin, donc de nourriture pour le bétail plutôt que de blé, par exemple. Mais ensuite, j'ai pensé à la vache "Mou-Mou" qui chantait: "Je mange beaucoup de foin." L'animal symbolise pour nous la vie instinctive, naturelle, qui chez l'humain est parfois un peu trop négligée. Alors, nourrir l'animal en moi ne peut que m'être profitable.


"Dans toutes les civilisations, la vache est le symbole de la terre nourricière, de la fertilité et de l'abondance. Cet animal herbivore possède la capacité unique de transformer des végétaux sans grande valeur alimentaire pour l'homme en un aliment très nutritif." Trouvé sur ce site:http://www.lait.org/zone2/sacree-vache/nourr.asp


Je vous invite donc à lire ou relire l'article précédent pour vous rendre compte de cette incroyable coïncidence!


Michelle

dimanche 1 mai 2011

Synchronicité - Le festin



Le 2 avril, je regarde un film: "Le labyrinthe de Pan", qui se déroule en temps de guerre. L'atmosphère y est lugubre. Durant la nuit, une fillette, Ofélia, doit remplir une mission. D'abord tracer une porte à la craie dans sa chambre, afin de créer une ouverture vers une salle sombre. Là se trouve une longue table chargée de mets de toutes sortes. Un véritable festin! Mais il est absolument défendu d'y manger quoi que ce soit. Au bout de cette table, une redoutable créature est endormie: un ogre qui, d'après les tableaux sur les murs, a trucidé des enfants pour ensuite les manger. Ofélia subtilise un objet dans un coffre: une dague. Puis elle ne peut s'empêcher de manger un raisin ... Le monstre s'éveille. Elle le voit avec horreur manger les petits êtres ailés qui l'accompagnaient. Et puis elle s'enfuit et échappe de justesse à cet être horrifiant.


Le matin du 7 avril, je lis dans les Chroniques de Narnia: L'odyssée du Passeur d'Aurore, un passage que je vous résume ici: le prince Caspian et son équipage sont partis à l'aventure sur un navire appellé le "Passeur d'aurore" dans le but de retrouver sept explorateurs qui ne sont jamais revenus de leur voyage vers le Bout-du-Monde. Lucy, Edmund et leur cousin Eustache se sont joints à eux en cours de route (il serait trop long de vous raconter les détails). Toujours est-il qu'un jour ils abordent une île, là où commence le Bout-du-Monde. Et sur cette île, au milieu d'anciennes ruines à ciel ouvert, ils trouvent une longue table chargée de mets de toutes sortes. Au bout de cette table, trois curieux personnages endormis depuis fort longtemps, puisque leurs cheveux et leurs barbes "avaient peu à peu recouvert la table, grimpant et s'enroulant autour des assiettes et des hanaps ... avant de déborder et de descendre jusqu'au sol, emmêlés jusqu'à ne plus former qu'une énorme tignasse." De toute évidence, un sort leur avait été jeté. Il s'agissait des trois derniers explorateurs qu'il leur restait à trouver.


Juste avant l'aurore, deux nouvelles personnes sont arrivées. D'abord, une femme très belle qui leur assura qu'ils pouvaient manger sans crainte, que les mets sur la table n'étaient pas la cause de l'endormissement de ces messieurs. Alors ils ont bu et mangé à belles dents, jusqu'à satiété. Après, le père de cette femme s'est avancé vers eux, brillant d'une lumière intérieure (Il avait été une étoile, jadis). Quand le soleil enfin a dardé ses premiers rayons, nos amis ont eu droit à un spectacle magnifique. Des milliers d'oiseaux blancs ont volé vers eux, chantant dans une langue inconnue, envahissant toute la table et la dépouillant de tous les restes de ce somptueux repas. Tous les soirs, un festin apparaissait sur cette table, qui s'est avérée être la table d'Aslan, mise à la disposition de tous les visiteurs qui se rendaient aussi loin, à l'orée du Bout-du-Monde. Et tous les matins, les oiseaux blancs nettoyaient la nappe de tout résidu.


Sur la table se trouvait un étrange objet, qui faisait contraste avec tout le reste. Une épée: celle-là même qui avait tué Aslan (l'équivalent de la lance qui a percé le flanc du Christ, puisque Aslan est une allégorie du Christ). Cette épée était responsable du sommeil magique des trois personnages. La seule façon de les délivrer de ce mauvais sort était de se rendre vers l'Est aussi loin que possible, au Bout-du-Monde, et d'y laisser un des membres de l'équipage, un volontaire pour se rendre au-delà, vers le pays d'Aslan.


Cette synchronicité m'a impressionnée à cause des similitudes entre ces deux événements, situés dans des contextes diamétralement opposés. Et aussi bien sûr parce que la nourriture, réelle ou symbolique, a toujours été pour moi quelque chose d'important: un refuge, un réconfort, un dilemme aussi.


Cette même journée du 7 avril, en ouvrant ma boîte de courriels, j'ai trouvé comme tous les matins un message du site Expressio.fr. L'expression du jour était "A bouche que veux-tu". De plus, quelques jours plus tard, en repensant à tout ça, j'ai eu cette image mentale: un chaudron noir est tombé par terre bruyamment, et quand on l'a ramassé, il était devenu tout doré. Opération transformation! C'est la grâce que je me souhaite!


Michelle
1er mai 2011

dimanche 20 juin 2010

La loi d'attraction

Chronique de Guy Corneau sur le site "Les repères de Languirand"

La part du soi - La loi d'attraction - Ce qu'on est vs ce qu'on attire à soi, une loi naturelle en action, la synchronicité!

http://www.repere.tv/?p=7179

Amicalement,

Michelle

dimanche 11 avril 2010

Petit coeur après 9 heures


PETIT COEUR APRÈS 9 HEURES
Il s'en allait de bon matin,
il était 9 heures et trois
et le petit coeur était rempli d'énergie.

Ce matin, les oiseaux volaient bas,
quelques nuages s'amassaient ça et là
aux coins du ciel
et le soleil était présent,
s'infiltrant par moments.

Le petit coeur saluait intérieurement
cette douce énergie qui le remuait si profond.
A ce moment même le soleil tout à coup aviva ses rayons
répondant aux salutations venant de la terre.

Le petit coeur tressaute... puis il se rassure.
Le petit coeur re-salue le soleil
et "salue terre" en même temps!

Michelle
17 août 1986
(Dis, c'est tout!)

Cette petite aventure m'est arrivée pour vrai, un matin où je rendais grâce au soleil si doux. Il s'est infiltré simultanément entre les nuages pour me faire un petit coucou. Quand on est attentif à ces petits événements, ils se multiplient: doux petits clins d'oeil de la vie.

dimanche 8 novembre 2009

La sorcière de Portobello - Synchronicité


"Je crois qu’il y a en ce moment un grand conflit entre les personnes qui nient complètement la possibilité de quelque chose au-dessus d’elles, et celles qui croient ; et parmi les personnes qui croient, il existe un conflit encore plus grave, il y a celles qui veulent simplement se rendre à une manifestation religieuse au sens classique de la religion, et celles qui vont à une manifestation spirituelle, et là, finalement, un choc se produit, tout le monde voulant reporter sa responsabilité sur la religion et oubliant sa responsabilité, tandis que l’être humain présent à ce moment-là est responsable de ce monde. Alors c’est ce côté spirituel qui est le fil conducteur de « La Sorcière de Portobello », ou leurs propres conflits dans la quête de ce côté spirituel, et je crois que c’est le mode central du livre."
Ainsi s'exprime Paolo Coelho dans une entrevue au sujet de son livre "La sorcière de Portobello", livre que j'ai lu dernièrement.

Vous trouverez l'entrevue au complet ici: http://www.lasorcieredeportobello.fr/interview_portobello.php

Il m'est arrivé une synchronicité alors que je lisais "La sorcière de Portobello". Ce livre parle d'une femme qui découvre peu à peu ses capacités d'entrer en contact avec la Grand Mère. Sa façon d'entrer en contact est d'agir de façon contraire à son impulsion naturelle. Elle se découvre des dons de guérisseuse, de medium, elle anime des réunions qui deviennent très populaires. Un révérend d'une secte très traditionnelle porte plainte contre elle et ses disciples, disant qu'elle répand des pratiques diaboliques.

Je venais de lire ça, j'étais assise dans le métro, et je me disais que ce sujet rejoignait un texte sur Dieu que je venais d'écrire, quand tout à coup un jeune homme s'asseoit à côté de moi avec une bible des Mormons dans les mains. Il s'adresse à un autre jeune homme qui est assis juste à côté, le salue, et se met à lui parler de Dieu. (J'étais entre les deux, l'un assis à ma droite et l'autre juste en face de moi "de travers"). Le jeune homme l'arrête tout de suite et lui dit qu'il ne croit pas en Dieu. L'autre insiste... poliment son interlocuteur l'arrête. Le Mormon se lève et s'en va. Je n'avais pu m'empêcher de m'exclamer que je lisais justement à propos d'affrontements entre personnes de croyances différentes. Alors le jeune homme m'a parlé un peu après le départ de l'autre, m'a dit que c'était quelque chose, quand même, de pouvoir faire ça, en plein métro, s'adresser à un pur inconnu pour lui parler de Dieu. Il m'a dit que notre vision de Dieu est subjective. C'est bien vrai. Inutile de vouloir convaincre qui que ce soit que c'est notre vision qui est "la bonne". Ce qui est important c'est d'être soi-même, de suivre son intuition et sa propre évolution vers un mieux-être individuel... et collectif!

jeudi 23 juillet 2009

Le fil d'Ariane - Synchronicités

Ma vie a été parsemée de synchronicités, ces coincidences porteuses de sens, petits clins d'oeil de la vie, magie souvent teintée d'humour et de sagesse. Ça vaut la peine de s'y arrêter pour en jouir ou réfléchir... En voici quelques-unes qui me sont arrivées comme autant de petits messages d'espoir!

En 1979 probablement, j'avais un calendrier où s'inscrivait une citation sur chaque page, qui durait deux semaines. Un jour, j'ai voulu voir d'avance la phrase sur la prochaine page, ce qui n'était pas dans mes habitudes. Alors, un peu avant, j'ai ouvert sournoisement la page pour découvrir ceci: "Prends exemple sur la nature, son secret est la patience."

Quand en 1981 je suis tombée en amour avec Michel, que je connaissais depuis plusieurs années, j'étais un peu ambivalente tout de même, je venais de vivre une séparation. Nous allons faire l'épicerie ensemble, et Michel voit une petite roulette tranchante qui sert à couper la pizza. Il se met à insister pour que je l'achète... je ne comprends pas pourquoi, alors je lui dis "non" tout en me demandant ce qui lui prend. Je me dis que quand on achète une pizza, elle nous arrive déjà coupée! Mais le soir même, je me commande une pizza: elle n'était pas coupée, celle-là. Pour moi, cette synchronicité a été un signe qui a tranché mon ambivalence.
De plus, pas longtemps après, Michel et moi nous avons fait un rêve sur le même thème: le Titanic. Le lendemain, le vieux film du Titanic passait à la télévision, c'est alors que moi et Michel nous sommes exclamés: J'ai rêvé à ça, j'ai rêvé au Titanic. Vous me direz que cette fois ce n'était pas un très bon présage... en effet, ce "voyage" a dû tourner court, puisqu'au bout de 21 ans de vie commune, Michel a été obligé de partir de la maison. Il n'est pas loin mais il ne peut plus habiter avec moi, et ça lui brise le coeur.

M'apprêtant à laver mon plancher après avoir beaucoup attendu, je balaie sous la table et trouve un petit papier où est écrite cette citation: "L'oisiveté est comme la rouille, elle use plus que le travail." (J'ai collectionné ces petits papiers pendant un temps, ce n'est donc pas surprenant que j'en aie trouvé un par terre, mais le message...!) - J'échappe une "can" de conserve à terre; c'était bruyant. Sur le journal, le mot Vazimolo me saute aux yeux!

Un jour, j'ai trouvé sur le plancher d'un train de métro une brochure salie et déchirée à propos de l'arche de Noé, que j'ai ramassée et rafistolée. Le samedi suivant, je veux lire dans la bible certains détails de cette histoire de Noé qui m'intriguent, à propos d'ivresse. Je m'installe à ma table de cuisine. Le soleil, derrière moi, sort soudain d'un nuage et passant à travers un appliqué dans ma fenêtre représentant l'oiseau à la branche d'olivier et l'arc-en-ciel de l'histoire de Noé, justement, est venu projeter sur ma page, juste à côté des paroles de Dieu au moment où je lisais: "Ceci est l'arc de l'alliance...", des couleurs d'arc-en-ciel. Stupéfaite et emballée, j'y ai vu un beau symbole d'espoir.

En novembre 99, durant un dîner sur mon lieu de travail, un médecin a parlé de la Vierge Marie et de la question de sa virginité, et un autre médecin a répondu que si on pouvait rester vierge, comme la légende le dit, en concevant, il était impossible de le rester en donnant naissance. Le lendemain, j'entends le prénom Virginia deux fois en trois minutes, coup sur coup. Et le surlendemain, je vois une affiche sur le programme "Virginie", et à la télé passe l'ouverture de l'émission Bonanza où on peut voir sur une carte les mots "Virginia city" avant qu'elle brûle. Ça fait beaucoup de vierges en peu de temps, alors ça m'intrigue, et je regarde dans mon dictionnaire de symboles. En voici quelques extraits: "L'état virginal signifie le non-manifesté, le non-révélé" "La Sagesse fait allusion à l'oiseau survolant les eaux primordiales. Il s'agit du tohu-bohu qui ne signifie pas le désordre mais l'absence de forme. Ces eaux virginales deviendront fécondes, c'est à dire pourvues de vie, grâce à cet oiseau (Esprit-Saint, Sagesse, Vierge) qui semble les couver, les révéler, les manifester."

Quelques jours plus tard, j'entends le nom "Washington". Intriguée, je regarde dans le Larousse: (Je manque de connaissances en histoire)

"George Washington: (Comté de Westmoreland 1732, Virginie (Revoilà la virginité) - Mount Vernon 1799) Homme politique américain. Riche propriétaire, représentant de la Virginie aux Congrès de Philadelphie..."

Les connaissances de l'inconscient collectif sont étonnantes! Voilà pourquoi, quand j'entends un mot ou un nom qui ne me dit rien au premier abord, je fouille toujours un peu plus loin, et souvent j'apprends quelque chose d'intéressant et/ou qui alimente ma réflexion.


Quand j'achète un cahier d'écriture, je le choisis avec soin, ou s'il est de couleur unie, sans image sur la couverture, je le décore moi-même. En juin 1999, j'ai collé sur un nouveau cahier un globe, genre de biosphère avec les mots "Un monde à explorer", et aussi Saturne et autres objets célestes. Et tout au long de ce cahier, il m'est arrivé des synchronicités et des images mentales à propos du soleil, de la terre (globes terrestres), de la lune (en juillet, je parle de l'anniversaire de 30 ans depuis que l'homme a marché sur la lune), des étoiles, d'une comète. Ce cahier m'a fait faire un tour d'univers.

Le 24 février 2009, je venais de prendre connaissance la veille d'un subpoena qui nous inculpait, Michel et moi, et nous demandait une somme astronomique en dommages et intérêts. Nous étions hors-la-loi, et le bras de la justice venait de trancher. Voici ce qui m'est venu à l'esprit - je cite textuellement ce que j'ai écrit dans mon cahier à ce moment-là:
"J'ai vu un grand rocher et/ou une montagne. Le haut de cette montagne était un indien. Je voyais sa silhouette avec deux tresses, en-haut de la masse, qui se déplaçait. Déplacer les montagnes!.. Et une voix a dit: "Les lois elles-mêmes". - Les lois elles-mêmes peuvent être déplacées? - A propos du rocher-indien, les indiens d'Amérique ont justement d'autres lois que les nôtres. Mais ils ont été obligés de se limiter à ce que les blancs leur ont attribué comme territoire. Par contre, ils sont "outlaw" par rapport à nous, ne paient pas de taxes. Ils ont leurs propres lois." Le jour même où j'ai vu cette image et entendu ces mots, dans la salle à manger au CLSC où je travaille, je trouve sur une table un signet où était écrit ceci: "La foi - Jésus dit: "Je vous le déclare, c'est la vérité: si vous aviez de la foi gros comme un grain de moutarde, vous diriez à cette colline: "Déplace-toi d'ici à là-bas", et elle se déplacerait. Rien ne vous serait impossible." Matthieu 17.20b Et je commente ainsi: "Quelle belle synchronicité, remplie d'espoir."

Quelque temps après, nous sommes en attente après que Michel ait fait une demande de révision. Je perds ma passe mensuelle d'autobus à la station Berri (qui est une station de métro centrale à Montréal). Comme elle coûte environ $100.00, je m'en mords les doigts. J'ai inscrit mon téléphone derrière la carte. Je reçois un appel d'un monsieur qui m'annonce que sa fille a trouvé ma carte à Berri. Ouf! Je m'informe de l'endroit où ils habitent, c'est dans le quartier où je travaille. Et puis, quand je lui dis que je travaille au CLSC, il me dit: "Attendez, je pense que ma fille doit justement aller au CLSC demain matin pour des prises de sang!"... Il s'informe et c'était vrai! Wow, quelle chance! Le lendemain la jeune fille, toute timide, est venue me porter ma carte, je lui ai donné une chandelle parfumée et une carte la remerciant d'avoir été un ange sur mon chemin. Cette synchronicité, doublée de celle du rocher-indien, m'a donné espoir que la vie et le temps arrangent bien les choses. Et c'est bien ce qui s'est passé... Nous avons eu une rencontre de conciliation, ça s'est très bien passé, et le montant de la dette a considérablement diminué... assez pour que je n'aie pas de crainte pour l'avenir.

Et comme dessert, voici une synchronicité qui m'est arrivée le 19 juillet dernier. J'ai regardé comme je le fais presque tous les jours les Ephémérides d'Alcide, pour savoir les événements qui étaient arrivés un 19 juillet. Il disait que la Pierre de Rosette avait été trouvée le 19 juillet 1799. Je ne connaissais pas cette pierre. Le même jour, dans mon livre de science-fiction "Le triangle à quatre côtés" de William Temple, on parle aussi de cette Pierre: Rosetta Stone. Alors, j'ai cherché sur Internet, et j'ai découvert que sur cette pierre est gravé le même texte en trois langues: en hiéroglyphes (langue des dieux en Egypte), en démotique (langue populaire) et en grec. Elle permit à Champollion, en 1822, de déchiffrer le langage des hiéroglyphes, qui ressemble au principe de la langue des oiseaux. Les dessins forment parfois des rébus dont le sens devient clair quand on prononce les mots correspondants.
http://www.radio-canada.ca/actualite/decouverte/reportages/2004/05-2004/16rosette.html

Je vous invite aussi à lire deux articles de mon blog qui parlent d'autres synchronicités qui me sont arrivées:
http://le-chemin-au-dela.blogspot.com/2009/06/les-elephants.html
http://le-chemin-au-dela.blogspot.com/2009/05/synchronicite-et-dialogue-entre-le-bien.html

La vie réserve de bien belles surprises à celui qui entreprend la plus belle aventure qui soit, un chemin à nul autre pareil, jalonné de points de repères pour celui qui a l'esprit ouvert!


Michelle
23 juillet 2009


P.S. Suite de la dernière synchronicité mentionnée ici: Aujourd'hui 24 juillet, je suis en train de lire "K-Pax"; dans l'épilogue on parle d'un texte de Hamlet traduit en Pax-o (langage fictif de la planète K-Pax) qui a servi de Pierre de Rosette pour déchiffrer le rapport de "prot" à propos de la Terre.

Ephémérides d'Alcide: http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/index.htm

dimanche 24 mai 2009

Synchronicité et dialogue entre le bien et le mal

Le 4 mars 1998 a commencé une période très intéressante de ma vie, une année jalonnée de multiples synchronicités, dont la première a été celle-ci. J'étais en train de lire "Les thanatonautes" de Bernard Werber, où on cite un extrait du Zohar, le livre des splendeurs:

"Le centre d'où provient l'Origine produit la lumière la plus secrète. Elle est d'une pureté, d'une diaphanéité, d'une délicatesse qui ne se peut comprendre. Lorsqu'il se répand, ce point lumieux devient un palais qui enveloppe le centre. Lui aussi est translucide. Ce palais, source du Point Inconnaissable, est moins diaphane que le point originel. Mais de ce palais se répand la lumière originelle de l'Univers. Et à partir de là couche sur couche, chacune forme le vêtement de la précédente, comme la membrane sur le cerveau."

Et le même matin, dans mon calendrier "Alchemy & mysticism" j'ai trouvé ceci, avec une reproduction de peinture assortie: "Après la chute, Satan se retrouve, avec des légions d'anges déchus, dans l'étang de feu au tréfonds du chaos. Mais peu après, il batissait un palais imposant et somptueux d'après le modèle du panthéon grec, le pandémonium."

C'était une belle synchronicité, un palais lumineux et un palais démoniaque, alors j'ai noté cela dans mon cahier. Et je cite: "Et voilà qu'en transcrivant ce texte à propos du centre, comme je viens d'écrire: "Lorsqu'il se répand, ce point lumineux devient un palais", et au bout d'une ligne, après "se" voilà qu'il y a tout à coup un petit point brillant. Je le remarque et écris. "Un petit . lumineux, d'où vient-il?" pour tout de suite réaliser que c'est précisément de ce point auquel le "se", pronom réfléchi, se rattache, c'est d'un point lumineux qu'il s'agit et voici qu'il se "détache" et me saute aux yeux. Ah petit point lumineux, soleil de ce matin, qui s'annonce si bien. Un petit cristal solide de soleil sur ma page. Quelle magnifique et humble synchronicité! Merci, mon Dieu!"

Cette synchronicité m'a inspiré un dialogue entre le Bien et le Mal:

Un palais s'érige, paraît-il, dans les deux pôles? Le ciel - L'enfer

BIEN : Pourquoi es-tu là, le Mal, pourquoi?

MAL : Eh bien, ma foi, il se pourrait que je sois l’aiguillon dont l’humain a besoin pour aller plus loin!

BIEN : On dirait bien que pour le moment, c’est comme ça.

MAL : Ah, ah! C’est comme ça!

BIEN : Dis-moi, quand tu disparaîtras, est-ce que je devrai disparaître aussi?

MAL : Ne t’inquiète pas pour ça! C’est pas pour demain la délivrance, c’est certain! En attendant, la vie est un jeu d’échecs… et parfois de succès!

BIEN : Alors, c’est dans un long duel, qu’on est depuis longtemps et pour longtemps engagés! Aussi bien (ou aussi mal)… prendre l’autre en considération. C’est la moindre des politesses.

MAL : Hum, faudra que j’y pense! Ce n’est pas habituel pour moi de reconnaître que je suis toujours d’un peu de bien mêlé! Et surtout, de reconnaître ce bon côté! Un DUR, un PUR, mêlé d’un doux côté?, ça ne s’est jamais trouvé!

BIEN : Et un DUR pas pur, qu’est-ce que vous en pensez, vous les suppôts de l’enfer?

MAL : Un point pour toi! La pureté, on se l’est indûment appropriée! Mais moi je ne suis pas sûr que votre côté soit très dur. A propos, c’est une qualité, crois-moi.

BIEN : Eh bien, j’avais jamais pensé à ça! Être un roc, d’une grande solidité, bien sûr, être un pur dur (et qui dure), c’est un atout majeur. Mais la pureté, , c’est un petit point si brillant, un petit point si petit qu’il pourrait être à la fois rond et carré, quelle importance! C’est l’esprit qui s’ouvre à son entourage d’un oeil nouveau! Et respecte tout ce qu’il voit!

MAL : Mais est-ce dur?

BIEN : Ce n’est pas le terme approprié. C’est plutôt dense, d’une densité immense, puisque dans un point concentrée. A propos, puisque le mal fait avancer l’humanité, tu travailles pour moi en réalité?

MAL : Eh! Ne force pas la note! Bien des suppôts se croient de ton côté et à l’abri dans la mièvrerie de leur foi, alors qu’ils me servent, et très bien, ma foi, colportant des méchancetés d’un air outré. Ce ne sont pas mes préférés, mais… bien bon pour toi!

BIEN : Et vlan! Oui, bien du mal a été fait sous le couvert de la bonté, grimace dissimulée pour mieux frapper! Et puisque nous voilà associés, (au fond, on l’a toujours été), venez prendre un verre à notre santé!

MAL : Prendre un verre…! Ça me surprend que tu me le demandes. Je croyais que ça… c’était de mon côté!

BIEN : Eh bien tu sais, au fil des millénaires bien des choses ont été d’abord vénérées, puis craintes ou haïes même, tout ça : le vin, la sexualité, les drogues et les bons tours à jouer, tout ça au cours des âges a passé d’un camp à l’autre, selon la mode ou selon la morale du temps qui passait. Le vin donne un effet grandement désiré par tous, bons… ou moins bons. Et le reste aussi, parfois!

MAL : Eh bien! J’étais loin de me douter qu’on pouvait ainsi se compléter sans vouloir sans arrêt s’obstiner.
Je pensais vouloir te tuer, mais tu as raison, vaut mieux trinquer, viens donc!…

Et le bien lui laissa le dernier mot! Hi, hi!

Michelle

P.S. A la fin de ce dialogue, le bien laisse en apparence le dernier mot au mal... mais en fait c'est lui qui donne la dernière réplique, terminée par un rire. C'est la grâce que je nous souhaite, que le bien ait plus souvent le dernier mot!