dimanche 1 janvier 2012

samedi 17 décembre 2011

Mystère joyeux

                      Cette crèche est un précieux souvenir de mes Noëls d'enfant!

En écrivant mon billet précédent, une expression m'est revenue du passé:  les mystères joyeux.  Ces mots ont surgi soudain, porteurs d'un sens nouveau pour moi.  Mystères joyeux de la vie extérieure, mais aussi mystères joyeux de ma vie intérieure.  Ces mots sont utilisés en mystique chrétienne pour désigner des événements de la vie de Jésus.  Il y a les mystères joyeux, les mystères douloureux, les mystères lumineux et les mystères glorieux.  Ici je mettrai l'accent sur un des mystères joyeux:  la naissance de Jésus.


D'abord j'avais l'intention de passer outre à cette "ancienne" signification, de parler de ma propre interprétation de ces joyeux mystères ... mais je me suis rendue compte qu'en fait, l'ancien et le nouveau se rejoignaient.  Le symbole de l'enfant divin n'a pas d'âge, il ne vieillit pas, pour peu qu'on le regarde avec les yeux vivants de l'esprit.


Ernest Aeppli écrit dans son livre "Les rêves et leur interprétation":   "Il peut y avoir des rêves où se rencontre l'"enfant divin"; cet enfant divin est la nouveauté qui se fait jour dans l'âme lorsque ce nouvel aspect est en train de conquérir d'une façon douloureuse la place qui lui revient.  L'enfant annonciateur d'un nouveau salut, d'une conception de vie plus profonde, constitue une des expériences les plus anciennes de l'humanité aussi bien dans l'Orient que dans l'Occident.  Que celui qui ne le comprend pas réfléchisse un instant à l'image de cet enfant divin, couché dans une crèche d'une misérable écurie, dont l'influence considérable est encore sensible dans l'évocation de cette histoire de Noël qui impressionne toujours profondément les hommes... il est petit et abandonné, mais en même temps la pièce où il se trouve (dans l'ombre de laquelle est couchée une femme fiévreuse) est emplie par sa clarté rayonnante."  


"La rencontre de cet enfant qu'il ne faut pas confondre avec ce que nous entendons couramment par ce vocable, peut amener une transformation de l'homme lorsque celui-ci veut bien seconder ce qui en lui essaie de prendre forme; l'allégorie de l'enfant ne fait alors que représenter le devenir, les possibilités, la proximité des couches créatrices."  "Cet enfant est un être spirituel placé dans la nature, au-delà de tout antagonisme; il apporte ainsi l'harmonie salvatrice."  "Lorsque l'enfant divin, l'enfant inconnu fait son apparition dans le rêve d'un adulte, une nouvelle possibilité de vie monte de l'inconscient dans la conscience surchargée par les conflits.  Ce qui permet à Jung de constater: "Pendant que le symbole de l'enfant fascine la conscience et l'émeut, l'effet délivrant pénètre cette conscience et amène le détachement de la situation conflictuelle dont elle s'est montrée incapable.  Le symbole n'est que l'anticipation d'une situation en passe de devenir conscience."


Pour moi, les mystères joyeux sont les centaines de petites énigmes qui, surtout la nuit et le matin quand je m'éveille, émergent de mon esprit comme autant de points d'interrogation jalonnant mon cheminement.   Et aussi toutes les synchronicités qui me font sourire, apportant des touches de magie dans ma vie.  Dans les moments les plus difficiles, certains de ces "messages" m'ont redonné espoir.  Grâce à cette connexion, je me sens à l'abri de la monotonie.  


L'enfant divin représente ce qui est le plus vivant, le plus pur en nous.  Laissons-lui la chance de grandir librement et de rester en contact avec toutes ses dimensions.


Joyeux Noël,


Michelle

mardi 29 novembre 2011

Jumeaux et jumelles


Depuis le début de septembre, le symbole des jumeaux m'est apparu souvent, en rêves, en images mentales et j'en ai vu aussi quelques fois sur mon chemin. J'ai utilisé des timbres gémeaux achetés l'été dernier, pendant tout ce temps. Voici ce qu'on en dit dans le dictionnaire des symboles de Laffont:

"Toutes les cultures et mythologies témoignent d'un intérêt particulier pour le phénomène des jumeaux. Quelles que soient les formes sous lesquelles ils sont imaginés, parfaitement symétriques, ou bien l'un obscur et l'autre lumineux, l'un tendu vers le ciel et l'autre vers la terre, l'un noir et l'autre blanc ... ils expriment à la fois une intervention de l'au-delà et la dualité de tout être ou le dualisme de ses tendances spirituelles et matérielles, diurnes et nocturnes. C'est le jour et la nuit, les aspects céleste et terrestre du cosmos et de l'homme. Quand ils symbolisent ainsi les oppositions internes de l'homme et le combat qu'il doit livrer pour les surmonter, ils revêtent une signification sacrificielle: la nécessité d'une abnégation, de la destruction ou de la soumission, de l'abandon d'une partie de soi-même, en vue du triomphe de l'autre. Et ce sera naturellement aux forces spirituelles de l'évolution progressive d'assurer leur suprématie sur les tendances involutives et régressives. Mais il arrive que les jumeaux soient absolument semblables, doubles ou copies l'un de l'autre. Ils n'expriment plus alors que l'unité d'une dualité équilibrée. Ils symbolisent l'harmonie intérieure obtenue par la réduction du multiple à l'un."

"Analysant le rêve d'Alice au pays des merveilles, qui rencontre deux jumeaux après un carrefour, André Virel voit dans ces jumeaux le symbole d'une ambivalence, analogue à la croisée des chemins."

Boris Cyrulnik écrit: "Le mythe du double ou la magie du miroir possèdent un effet euphorisant, au bord de l'angoisse."

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Image et paroles du 3 septembre:
- Il y a deux femmes, leurs noms inscrits sur deux cartes. A propos de l'une d'elles: "Elle va accoucher dans une demi-heure."
- "On vit en double" (Verbe voir ou vivre)

Image du 4 septembre:
J'ai vu deux êtres abstraits jaillir en même temps des deux côtés, comme les deux moitiés d'un test de Rorscharch.

Idée et image du 9 septembre:
Un homme se regarde dans un miroir, et lui pas plus que son reflet n'est tout à fait lui-même.

Image ou rêve du 30 septembre:
Je vois deux jumeaux adultes (hommes) parmi d'autres personnes.

Image du 1er octobre:
Un homme avec deux fillettes jumelles. Elles sont assises dans une voiture d'enfants double face à face. L'une d'elles est très expressive et parle beaucoup. (Introversion et extraversion)

Image du 2 octobre:
Deux fillettes de chaque côté d'une maison, me tournant le dos. (C'est la maison où j'habite. La différence entre les deux côtés: l'un d'eux ne présente aucune ouverture vers l'extérieur, tandis que sur l'autre façade se trouvent une porte et des fenêtres - Encore l'introversion et l'extraversion).

Image du 8 octobre:
Une mère porte dans ses bras deux bébés filles jumelles. Je la vois faire un geste du côté gauche, pour ajuster sa prise, être plus confortable. (La veille j'ai vu des jumelles d'environ 3 ans dans l'autobus. Je les ai revues quelques jours plus tard.)

Paroles du 9 novembre:
"Encore deux moi" (ou deux mois!)

Rêve du 19 novembre:
Je rencontre une femme noire. Elle me demande si j'ai vu la robe de sa soeur. Par la suite, je les vois ensemble: elles sont identiques et vêtues de la même manière, de robes longues, élégantes, à motifs bruns et noirs. (Couleurs de la terre, brun et noir - Je suis intriguée que cette femme, au lieu de me demander si je l'ai bien vue, me demande si j'ai vu sa soeur)

Rêve du 20 novembre:
Cette fois-ci, il ne s'agit pas vraiment de jumelles ... je vois une fillette blonde assise devant moi, elle porte une chemise de nuit rouge, pareille à celle que je porte. Elle me fait un beau sourire. Ce sourire me réconforte, car je pensais que cette fillette ne pouvait avoir de sympathie pour moi, une adulte. (Ce sont deux parties de moi, et ce rêve me dit que c'est l'adulte qui a besoin d'être rassurée!)

(Dans la journée du 20 novembre, au centre d'achats, j'ai vu deux couples d'enfants jumeaux. Des bébés garçons, et deux fillettes noires d'environ 3 ans, identiques, très jolies, avec des robes du même modèle mais de couleurs différentes).

Je place aussi dans cette même catégorie ces paroles entendues le 10 novembre:
"Toujours dans la lune" - "Souvent réaliste"
Et celles-ci du 18 novembre:
"Une étincelle de vie" - "La mort"
(entendues l'une après l'autre et qui semblent contradictoires)

Et cette image du 20 novembre:
Deux ponts semblables et parallèles. Leur fonction est différente: deux sens différents?

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Toujours dans la lune et souvent réaliste. C'est tout moi. Introvertie, ce qui m'attend dans le monde extérieur me fait peur. L'inconnu dans l'autre me fait peur. Alors j'imagine beaucoup et agis peu. Pour rester dans ma zone de confort, je garde un profil bas autant que possible.

Par contre, ce monde extérieur, il m'attire aussi. Je suis sensible à sa magie, à ce qu'il recèle de mystères joyeux et de beauté. Contraire à la mort, voilà l'étincelle de vie!

J'examine tout ça aux jumelles ... hi, hi!

Michelle

samedi 1 octobre 2011

Le chemin vers Ithaque

C'est moi en Gaspésie en juillet 1978, photo prise par mon ami Steve


Garde toujours Ithaque présente à ton esprit.
Y parvenir est ta destination finale.
Mais ne te hâte pas;
Mieux vaut prolonger ton voyage pendant des années
Et n'aborder dans l'île que
Riche de ce que tu auras appris en chemin.

N'attends pas d'Ithaque d'autres bienfaits.
Ithaque t'a offert un beau voyage.
Sans elle, tu n'aurais jamais pris la route.
Elle t'a tout donné, elle n'a rien de plus à t'apporter.

Et même si, à la fin, tu trouves qu'elle est pauvre,
Ithaque ne t'a pas trompé.
Car tu es devenu un sage, tu as vécu intensément,
Et c'est cela que signifie Ithaque.

Constantin Cavafis, à Alexandrie (1911)
Extrait d'un poème que j'ai trouvé dans "Le zahir" de Paulo Coelho

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J'ai retrouvé ce poème sur Internet, traduit différemment et commenté par Jacques Lacarrière. Voici le lien pour vous permettre de lire poème au complet et commentaires:
http://www.cles.com/dossiers-thematiques/cultures-du-monde/heureux-celui-comme-comme-ulysse/article/le-chemin-vers-ithaque

Extraits des commentaires de Jacques Lacarrière:

"Ithaque n’est ici que le prétexte d’un retour qui devient, par les épreuves traversées, un véritable retour sur soi-même. Loin d’être des obstacles ou des empêchements, ces épreuves deviennent des sources de salut ou de connaissance et c’est pour elles, par elles, que le voyage prend son sens."

"Tout retour vers Ithaque est donc aussi un retour sur nous-mêmes, un apprentissage du monde, des hommes et des monstres qui nous mène en son terme au seuil ou au coeur de la connaissance."

"Quelle que soit la terre qu’il abordera au bout de ses épreuves, elle sera, immanquablement, le pays de sa véritable origine."

Bonne route,


Michelle

vendredi 23 septembre 2011

A propos de la peur

Extrait d'une lettre de Carl Jung au Pasteur Fritz Buri - 10 déc. 1945

"Je n'essaie nullement, en tant que psychothérapeute, de délivrer les patients de la peur. Je les mène jusqu'au fondement de leur peur, là où apparaît clairement sa raison d'être. Si mon patient comprend le langage religieux, je lui dis: N'essaie pas de te dérober à cette peur que Dieu t'a donnée, mais essaie de la supporter jusqu'à ses dernières extrémités. Je sais avec une certitude scientifique que mon patient n'a pas inventé sa peur, qu'elle est suspendue au-dessus de lui. Par qui ou par quoi? Par l'inconnu. Le religieux appelle cet absconditum Dieu; l'intellect scientifique le nomme inconscient."

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Extraits du livre "Le Te de Porcinet" de Benjamin Hoff

"Les impressions désagréables naissent de l'illusion: ainsi, la peur naît de ce qui pourrait arriver (et qui ne s'est pas encore produit); la tristesse de ce qui aurait pu arriver (ce qui ne signifie pas nécessairement: ce qui a pu arriver); et ainsi de suite. Les Porcinets, qui vivent dans la hantise de ce qui va venir, de ce qui ne va pas fonctionner normalement, ou de ce qui risque de se passer s'ils font quelque chose d'insensé, ne peuvent pas agir de façon efficace ni profiter du moment présent. Après coup, en repensant aux événements, ils réalisent qu'ils ne les ont pas vécus pleinement. Et prendre conscience de cela les rend encore plus inadaptés qu'ils ne l'étaient auparavant. Cependant, en raison de leur sensibilité, de leur puissante faculté à mémoriser et à classer les expériences, de leur prudence et de leur inclination naturelle à avancer pas à pas, les Porcinets - bien plus que les Bourriquets, les Tigrous, les Cocos Lapin et les Maîtres Hibou - sont à même de relever les défis et d'accomplir l'impossible, une fois les illusions importunes dissipées."

"A tous égards, Porcinet apparaît comme le plus insignifiant des personnages de Pooh. Toutefois, il est le seul parmi eux à se transformer, à grandir, à devenir plus important qu'il ne l'était au départ. Et à la fin, il occupe la place qui lui revient, non en refusant d'admettre sa petitesse, mais en l'utilisant pour le bien des autres. Il accomplit ce qu'il a à accomplir sans accroître son ego; à l'intérieur, il reste un Tout Petit Animal - même s'il devient un tout Petit Animal d'un autre genre. Dans l'immédiat, cependant, il continue d'hésiter et de rêver."

"Te n'est pas comme le suggère le mot "vertu", qui lui correspond en français, une sorte de comportement ou de qualité convenant pour tout - quelque chose qui serait par essence la même quelle que soit la personne qui la possède. Non, c'est au contraire quelque chose ayant une valeur, une force spirituelle ou un potentiel secret unique chez chaque individu - une qualité qui émane de la nature intérieure des choses."

ooooooooooooooooooooo

"L'important avec les problèmes est ce que nous en faisons."

Et la peur est un problème de taille. Mais grâce à la peur, j'ai entrepris un long périple intérieur. Elle est encore bien présente. Je ne lui en veux pas. Elle m'a incitée à me rencontrer, à me regarder en face, à grandir ... toujours dans l'espoir de lui échapper! Elle m'a même permis, paradoxalement, d'atteindre une certaine sérénité. J'apprécie tous les petits messages qui jalonnent ma vie. Peureuse mais heureuse je suis!

Michelle

dimanche 4 septembre 2011

Ode à la vie



"Mêlez toute votre âme à la création"

Victor Hugo


"Chacun tient son bonheur entre ses mains

comme l'artiste tient la matière brute

qu'il veut modeler"

Goethe


ooooooooooooo


La vie de l'univers n'a pas de frontières

elle est tout comme l'eau

elle est comme le vent

Elle coule en-dehors, elle roule en-dedans

en soi et hors de soi

Pour modeler son bonheur, il faut mêler son âme

à la matière vivante qui vibre juste là

sous nos pas!

Exhaler notre essence à nulle autre pareille

Goûter de tous nos sens à l'intime jouissance

de la vie qui s'émerveille!


Michelle

4 septembre 2011

samedi 13 août 2011

A propos du bien et du mal


Jung écrit, dans "La vie symbolique - Psychologie et vie religieuse": "... le fait de se considérer lui-même comme la source du mal et de s'en tenir à l'idée que tout bien procède de Dieu est pour l'homme de la plus grande, de la plus vitale importance. Qu'il le sache ou non, cela l'emplit d'une part de présumption et d'un orgueil satanique, d'autre part, d'un sentiment d'infériorité abyssal. Si au contraire il impute à la divinité la formidable puissance des opposés, alors il peut prendre sa modeste place de petite image de la divinité; image non pas de Jahvé, dans lequel les opposés sont inconscients, mais d'une quaternité composée des principes opposés: masculin et féminin, bien et mal, et qui se reflète dans la conscience humaine, comme le montrent l'expérience psychologique et les preuves fournies par l'histoire."

Bon sujet de réflexion! Notre éducation religieuse s'est faite autour de ce monstrueux malentendu. Le bien nous vient de Dieu et nous sommes responsables du mal ... Je suis imprégnée de cette idée. Les sentiments de culpabilité ont considérablement altéré ma joie de vivre, et ce depuis mon enfance.
Quand nous étions enfants, à partir de l'âge de 7 ans, nous devions aller nous confesser, et avant, on nous faisait parfois faire un examen de conscience: penser à nos péchés. Examiner notre conscience aurait pu aussi vouloir dire: penser à ce que nous faisions de bien, et même simplement prendre conscience de nos qualités. Mais non, il fallait s'humilier en pensant à ce qu'on avait fait de mal, qui ne changeait pas d'un mois à l'autre, les mêmes petits manquements dans la vie d'un enfant. C'est grave de faire croire à notre responsabilité vis à vis du mal mais pas du bien, du moins de façon détournée, le bien n'ayant la chance de s'épanouir en nous que si nous pouvions contrôler le mal.

Le sentiment de culpabilité est comme une démangeaison, une douleur qui nous empêche de ressentir la paix, qui est, comme le bien, silencieuse et discrète. Jung parle de l'écharde dans la chair, l'épreuve qui ne nous laisse pas en paix. Cette écharde est d'autant plus douloureuse si on pense en être responsable: mea culpa. Bien sûr, il est important de prendre conscience de nos défauts et de nos difficultés, mais il n'y a pas qu'une façon d'y faire face. On peut se torturer l'esprit, alors on tourne en rond autour du problème jusqu'à ce qu'on s'étouffe, au bout de la corde qui nous limite. Ou on peut le voir d'un autre point de vue, plus constructif, qui dépend de chacun et de chaque circonstance.

Les jours suivants, j'ai eu beaucoup d'occasions de repenser à cette opposition bien/mal.

Je suis "tombée" sur une citation de Goethe:
"Nous pouvons connaître le monde aussi bien que nous le voulons; il gardera toujours une face diurne et une face nocturne."

Sur mon calendrier 365 jours qui explique à chaque jour une expression, en date du 7 août:
Mi-figue, mi-raisin, qui à l'origine voulait dire qu'une personne avait à la fois du bon et du mauvais en elle.

Et surtout je suis allée voir le nouveau film "Cowboy et aliens" avec Harrison Ford, alors que la veille j'avais regardé le dernier Indiana Jones. Dans les deux films, on peut voir à la fin un vaisseau spatial qui était presque complètement enterré sortir de terre pour s'élancer dans les airs avec des extra-terrestres à leur bord. Mais dans Indiana Jones, il y avait eu fusion de 13 squelettes avec des crânes de cristal, ce qui avait formé un être complet, un être puissant avec des pouvoirs immenses, et puis le vaisseau s'envolait. Dans "Cowboys et aliens", il s'agit d'extra-terrestres rapaces qui sont venus chercher de l'or et traitent les humains comme de vulgaires fourmis, quantité négligeable.

Dans le premier, les humains combattent pour arriver les premiers au trésor des extra-terrestres. Dans le deuxième, les humains s'unissent pour détruire les aliens et les empêcher d'emporter leur propre trésor (filon d'or et aussi des humains faits prisonniers). Je vais limiter les détails, pour ceux qui n'ont pas encore vu "Cowboys et aliens".
J'ai fait un parallèle entre les deux films.

Au niveau cosmique, spiritualité vs rapacité.
Au niveau humain, unité vs égocentrisme.

Formidable synchronicité sur le bien vs le mal.

Pour résumer et pour conclure, je cite Frédéric Nietzsche: "Ce qu'on fait par amour l'est toujours par delà le bien et le mal."

Michelle