dimanche 30 janvier 2011

Liberté

La liberté ne dépasse pas
les limites de votre conscience.
Carl Jung
J'ai trouvé cette citation dans un roman, je ne sais de quel livre elle est tirée. J'ai trouvé ceci en complément, dans la correspondance de Jung: "Sans conscience, il ne peut naturellement pas y avoir de liberté. L'analyse de l'inconscient élargit l'horizon de la conscience et ainsi le degré de liberté augmente automatiquement. Une conscience totale est synonyme de liberté et de responsabilité tout aussi totales. Des contenus issus de l'inconscient qui investissent la sphère consciente sans être analysés et intégrés ont même pour effet de réduire encore la liberté, car, par suite de leur activation, ils exercent sur la conscience une contrainte encore plus grande que lorsqu'ils étaient dans l'état d'inconscience."

jeudi 6 janvier 2011

ETRE

L'idéogramme de l'être est constitué du soleil, du mouvement et de l'humain
La première clé de la grandeur
est d'être en réalité
ce que nous semblons être.
Socrate

vendredi 24 décembre 2010

Joyeuses fêtes


Merci à tous ceux et celles qui sont venus me rendre visite
sur mon blog
et merci pour vos commentaires.
Ça fait du bien de sortir de l'isolement pour s'exprimer,
mais surtout ce blog m'a permis de rejoindre d'autres personnes
qui tout comme moi sont sur le chemin de l'individuation.
Joyeux Noël, que la vie soit douce avec vous tous!
Michelle
24 décembre 2010

mardi 14 décembre 2010

Mystérieux messages

Je parle ici d'images, de paroles, d'idées qui me sont venues à l'esprit récemment, dans ces moments où l'esprit se trouve dans un état intermédiaire entre le sommeil et le réveil.

7 novembre:

"Avant c'est..." ("c'est" prononcé à la québécoise: "cé"), ensuite j'entends "Avancez". Paradoxe entre le passé et le verbe "avancer". Avant c'est... du passé, inutile d'y revenir, sauf pour en tirer des leçons ou des souvenirs. Vaut mieux avancer pas à pas dans le présent et ne rien ressasser inutilement.

24 novembre:

Un homme dit: "J'ai travaillé, et fort."
Une jeune femme asiatique rétorque: "Et dans ce cas-là, pourquoi es-tu ici?"

L'animus, d'après Jung, émet des opinions sans fondement et les prend pour des vérités. Je n'ai jamais pensé qu'il pouvait s'agir d'opinions sur moi-même. Je pense avoir travaillé fort. A vrai dire, je n'ai jamais travaillé fort sur moi-même. Je suis plutôt paresseuse et ne fais pas d'efforts ou très peu. Par contre je suis tenace et au fil du temps, j'ai quand même obtenu de bons résultats. Trop penser à ce qui est déjà résolu peut entraver mon cheminement... rien de pire pour rester bloquée. Le mot "ici", allusion à un stade auquel je me suis arrêtée: pas plus avancée que ça? Une femme asiatique, orientale, d'une culture très différente de la mienne et axée sur la spiritualité: elle représente l'inconscient, qui parle une langue très particulière, qui nous est étrangère.

7 décembre:

Une idée spontanée. Comparaison de mon évolution avec une famille à deux étages, c'est à dire des enfants maintenant adultes et un ou des jeunes enfants dans une même famille (de la même mère ou de deux mères différentes). Une partie de moi a mûri, mais une autre est encore au stade de l'enfance. Il reste du travail à faire.

Le même matin:

Un personnage (homme, il me semble) résiste à la mort qui veut l'emporter (je vois la mort aussi comme un personnage). Résistance à la mort, qui représente symboliquement bien sûr un changement, stade de flottement entre deux étapes, où on abandonne derrière soi quelque chose qui doit "mourir".

Après j'entends "Promue" que je sépare en syllabes: "Pro-mue", donc en faveur d'un changement, ce qui représente un paradoxe avec l'image précédente. Et bien sûr, une promotion, c'est l'accession à un nouveau stade.

Le même matin aussi, je vois ma biographie, événements et dates, écrite en espagnol. Langue latine, bien plus près de ma langue maternelle qu'une langue orientale. (Ce n'est qu'un "flash" bien sûr mais je sais qu'il s'agit de ma biographie)

10 décembre:

Un point brillant, pas très clair, là-haut. Il devient plus clair et tout rond et je m'aperçois qu'il s'agit d'un petit trou qui laisse filtrer la lumière et le fait très bien, après ajustement, même s'il est petit. Il ne s'agit pas de briller de sa propre lumière mais d'être ouverte à "La" lumière, comme la petite ouverture à travers laquelle surgit un rayon laser.

14 décembre:

"J'ai ma foi". La voix qui disait ces mots venait, curieusement et littéralement, de mon for intérieur, de ma cage thoracique. Elle avait la bizarrerie de la voix d'E.T. (le petit extra-terrestre) - Il ne s'agit pas de croyance religieuse mais de foi en ce que la Vie m'amène et en ma capacité de l'utiliser pour faire la lumière en moi. (J'ai entendu deux ou trois jours après Joseph Delteil dire dans une entrevue: "J'ai la foi... MA foi", il entendait par là une foi qui n'a rien à voir avec une croyance extérieure, mais qui est toute intérieure!)

Et je triche un peu avec l'ordre chronologique en vous rapportant cette image, qui est elle aussi du 7 décembre (un matin prolifique!)

J'ai vu une coupe à cocktail conique contenant un liquide et une personne non visible y ajoutait un autre liquide, changeant la chimie de son contenu. J'ai alors écrit à mon chum, André: je crois que tu es cet ingrédient qui fait une différence dans ma vie. Après, en séparant le mot cocktail, selon la langue des oiseaux: cock-tail, j'ai ri en découvrant la coquinerie de l'inconscient. Quels mots typiquement masculins, alors que la coupe est bien sûr un symbole très féminin. Cet ajout discret à ma propre chimie me fait penser à une autre image mentale dont je vous ai parlé dans "La femme en blanc". Un élément rouge, actif, joyeux, pour stimuler un peu tout ce blanc:
Et enfin, hier matin, j'ai vu une croix ansée égyptienne, comme sur l'image qui illustre cet article: l'ankh. Je lis sur Wikipedia qu'il s'agit d'un hiéroglyphe qui signifie "Vie". Dans mon dictionnaire Laffont des symboles, je lis ceci: "Croix ou noeud magique appelé Le Vivant très fréquemment employée dans l'iconographie des contraires... On l'interprète le plus souvent comme un signe exprimant la conciliation des contraires, ou l'intégration des principes actif et passif, ce que paraît bien confirmer le fait qu'elle représente, couchée, les doubles attributs sexuels". Ce n'est qu'une petite partie de la définition du dictionnaire, bien sûr. Et cette interprétation vient rejoindre le symbolisme de ma coupe à cocktail...
Je lève cette coupe à votre santé, et vous souhaite de très joyeuses fêtes!
Michelle
18 décembre 2010
(Commencé le 14 décembre)
P.S. La rencontre de deux personnes ressemble à une réaction chimique. Une réaction qui transforme les deux éléments.
Carl Gustav Jung

mardi 26 octobre 2010

Relié à un centre


"A partir du moment où je sais que je suis relié à un centre qui me dépasse et dont j'ai appris l'intelligence et la sagesse, j'accepte avec gratitude, avec amour, ce lien. J'accepte de me dépouiller du fardeau, de mes soucis propres, de mes doutes, de mes recherches tâtonnantes du bien et de ce qui est juste, j'épouse ce qui m'est montré, ce qui m'est dit, j'y vais de tout mon cœur, que ce soit joyeux, que ce soit douloureux, je suis, pourrait-on dire, porteur dans cet acte, de toute l'énergie de l'univers puisque cette énergie qui m'anime vient du centre de moi au delà de moi, qui est comme le centre du monde. Je suis doté ainsi de la liberté qui est celle de l'unité et qui est celle du Tout. Le Tout, l'univers dans sa réalité, est libre, puisqu'il n'est limité que par lui-même. Eh bien j'épouse sa liberté. On a donc le sentiment d'une totale dépendance, qui apparaît concrètement comme une totale liberté et c'est encore, une de ces rencontres des contraires dont est faite cette œuvre intérieure."

Etienne PERROT
Extrait cahier 21, 1983

Texte et photo trouvés sur le blog de Patricia: Etienne Perrot... son oeuvre

samedi 23 octobre 2010

Apprendre la vérité


« Le public commet l’erreur fondamentale de croire qu’il existe des réponses déter­minées, des “solutions” ou des conceptions qu’il suffirait d’exprimer pour répandre la clarté nécessaire. Mais la plus belle vérité ne sert à rien – comme l’histoire l’a mille fois montré –, tant qu’elle n’est pas devenue l’ex­périence première, profonde de l’individu. Toute réponse univoque, celle que l’on dit “claire”, reste cependant toujours fixée dans la tête, et il est extrêmement rare qu’elle pénètre jusqu’au cœur. Ce dont nous avons be­soin, ce n’est pas de “savoir” la vérité, mais de l’apprendre. Non pas d’avoir une conception intellectuelle, mais de trouver le chemin qui conduit à l’expérience intérieure irrationnelle et peut-être inexprimable en mots. Voilà le grand problème. Rien n'est plus stérile que parler à propos de comment les choses doivent ou devraient être et rien n'est plus important que de trouver le chemin vers ces buts éloignés. »

Carl Jung - L'âme et la vie

jeudi 14 octobre 2010

L'homme à la découverte de son âme - Extraits


‎"Il est vrai que l'on va se demander quel profit le rêveur en obtiendra, puisque, à coup sûr, il ne saurait comprendre son rêve. En guise de réponse, faisons remarquer que la compréhension n'est pas un phénomène purement intellectuel ; l'expérience montre qu'une infinité de choses, incomprises intellectuellement parlant, peuvent influencer, voire convaincre et orienter l'homme de façon décisive."

Jung, L'homme à la découverte de son âme, p.208

"On ne se sent pas tout à fait à son aise tant qu'on ne s'est pas rencontré avec soi-même, tant qu'on ne s'est pas heurté à soi-même ; si l'on n'a pas été en butte à des difficultés intérieures, on demeure à sa propre surface; lorsqu'un être entre en collision avec lui-même, il en éprouve après coup, une impression salutaire qui lui procure du bien-être."

Jung, L'homme à la découverte de son âme, p.309

"...les vieux prêtres-médecins (...) utilisaient ces images archétypiques comme moyen de guérison. Ils faisaient entrevoir à leurs malades ces images consolatrices qui leur découvraient, dans leur isolement et dans leur abandon, que l'humanité entière, depuis toujours, avait participé à leurs douleurs. Ces évocations nous émeuvent et font vibrer quelque chose en nous, qui nous dit que réellement nous ne sommes plus seuls. La philosophie japonaise exprime un aspect de cette idée en disant : "Lorsque tu es seul et que tu crois pouvoir faire ce que tu veux, n'oublie pas le vieux sage qui habite en ton coeur." Ce vieux sage est l'incarnation vivante en nous des images archétypiques. C'est l'homme vieux comme le monde qui, durant deux millions d'années, a vécu la vie humaine avec toutes ses souffrances et toutes ses joies, qui a emmagasiné en lui les images fondamentales de l'existence et qui, au nom de son expérience éternelle, délègue une image qui fait communier avec le fond humain toute situation individuelle, unique en apparence."

Jung, L'homme à la découverte de son âme, p.322
"Comment puis-je aimer autrui si je ne m'aime pas moi-même? Comment être altruiste si on se maltraite soi-même? Lorsque nous traitons notre personne avec la dignité qui lui revient, lorsque nous nous aimons, nous allons de découverte en découverte, nous comprenons ce que nous sommes et ce qu'il importe que nous aimions."

Jung, L'homme à la découverte de son âme, p.330
Merci à Delphine Durand sur Facebook